| Histoire de Puisserguier |
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En 1146, Puisserguier est désigné sous le nom de <<CASTRUM DE PODIO SERIGORIO>> ce que l'on peut traduire en français par: Château fort de la butte de Serigorus. Préhistoire, Antiquité 2800 avant notre ère : Lors de travaux réalisés en 2003 en vue de la création d'une zone d'activités économiques sur le territoire communal, une nécropole datant de l'âge de fer est mise à jour, en bordure de la RN112, en direction de Béziers.
Finalement, les archéologues, après avoir eu le temps de relever le maximum d'informations, de faire des clichés photographiques et des croquis, ont préféré que le site soit à nouveau enseveli sous des remblais, pour éviter toute détérioration de la nécropole sous l'effet de l'érosion ou de l'humidité. Certains vestiges, exhumés lors des fouilles, seront visibles dans les locaux de la Communauté de communes entre Lirou et Canal du Midi (à Puisserguier) et dans un futur musée prévu sur le territoire de la commune de Cruzy et Quarante (avec en outre les collections du musée des dinosaures de Cruzy). Aujourd'hui, on peut déjà admirer quelques vestiges dans l'une des salles du château, ouvert au public les lundis et mercredis après-midis. (1) colline, en occitan Époque romaine : Sur le territoire actuel de la commune, un certain Petrus Segarius fonde une villa. Le propriétaire serait donc à l'origine du nom de Puisserguier (Podio segarius).
Le Village Médiéval --d'après les notes du Colonel Georges GIRVES (1948) et présenté par Mario ZORZIN (1990)-- C'est par un texte daté de 1148, que nous est pour la première fois révélé le nom de ce qui sera un jour Puisserguier.
Puisserguier a dû avoir les origines de bien d'autres villages des alentours et même de France. Dans la Gaule Romaine, les cités comme Béziers ou Narbonne étaient peu nombreuses, mais le sol, surtout dans la Narbonnaise, était fort cultivé. De grosses exploitations agricoles étaient disséminées un peu partout. Une <<villa>>, sorte de château, construite d'abord en bois, puis en maçonnerie, occupait le centre de l'exploitation. Le propriétaire y vivait et devait s'entourer, pour cultiver ses champs et ses vignes, de travailleurs auxquels venaient se joindre des gens de métier : charrons, forgerons, maréchaux-ferrants. Pour abriter le personnel, des cabanes ou des maisons s'élevaient autour de la villa et constituaient un hameau. Quand les temps devinrent incertains, à la dislocation de l'empire de Charlemagne, le propriétaire construisit un château fort. Le hameau devint village, le château n'était plus assez vaste pour contenir au moment du besoin tout le personnel et le cheptel dépendant du maître. On bâtit alors un mur d'enceinte enveloppant toutes les maisons des paysans groupées autour du château. C'est certainement comme cela qu'est né Puisserguier. Au début du 13ème siècle, Puisserguier connut la guerre pour la seule fois de son histoire. En 1209, notre village embrassa l'hérésie albigeoise avec le Vicomte de Béziers et le Comte de Toulouse. Simon de Montfort commandant de l'armée royale, envoyé pour soumettre les hérétiques, occupa Puisserguier et laissa une petite garnison dans le château. Un des barons de Simon de Montfort, Géraud de Pépieux, se révolta contre son chef, enleva par surprise le château et fit prisonnière la garnison composée de deux chevaliers et de cinquante hommes d'armes. Simon furieux, fit appel au Vicomte de Narbonne pour reprendre Puisserguier. Mais, arrivés devant le château, les narbonnais refusèrent d'attaquer et refluèrent sur Capestang. Cependant, Géraud de Pépieux inquiet des projets de son ennemi, n'osa pas insister et évacua le village qui finalement resta aux mains de Simon de Montfort. Pour punir Puisserguier de son adhésion à l'hérésie albigeoise, le village fut frappé d'interdit par le pape, ainsi que de nombreux villages de la région (1212). Puisserguier qui dépendait du Comte de Toulouse, fût réuni au domaine royal en 1271.
Dans les remparts --d'après les notes du Colonel Georges GIRVES (1948) et présentée par Mario ZORZIN (1990)--
La population, qui a oscillé dans les deux derniers siècles de l'ancien régime entre 1000 et 1200 habitants, est étroitement renfermée dans un espace atteignant à peine 4 hectares, qu'entoure un rempart continu. Ce rempart a 756 mètres de tour. Il est percé de trois portes : le Portail de la Fontaine, au bas de la Grande Rue, actuellement rue de la République, le Portail Neuf, au bout de la rue Mirabeau avant son embranchement avec la rue Voltaire, le Portail Bézard, rue Thiers, un peu au-delà de l'embranchement de la rue Corneille. Le château, qui appartenait au marquis de Bermond, le seigneur de Puisserguier, s'étend jusqu'à la Place. Il couvre, avec ses dépendences, presque tout le quadrilatère délimité par les rues Lapeyronie, Parmentier, Vauban et par la Place. Il comprend le château proprement dit, des greniers, remises, maisons de suisses, fossés, basses cours et terasses. Du château dépendait le four banal, l'unique four du pays, où le pain de tout le monde devait être cuit au bénéfice du seigneur. Du château dépendaient également des glacières, creusées dans les fossés près du Portail Neuf. La vente de la glace, conservée de l'hiver, était aussi un revenant-bon du seigneur de l'endroit.
Période Moderne1615 : Une cloche est hissée au sommet du clocher de l'église Saint-Paul.
XVIIème siècle : Construction du prieuré de Saint-Christophe, sur la colline éponyme, située à deux kilomètres au nord du village ; la chapelle a été édifiée sur les vestiges d'un cumulus d'un ancien temple romain.
XVIII : Siècle La Fin de l'Ancien Régime--d'après les notes du Colonel Georges GIRVES (1948) et présenté par Mario ZORZIN (1990)
A l'époque, on comptait quatre moulins à Puisserguier, dont un moulin à soufre. On ne trouve pas de moulin à vent, bien que dans la région la force motrice du vent ne leur aurait pas manqué. La production de la farine est vendue ou échangée à l'extérieur. La vigne ne couvre pas le quart du sol de la commune. Elle arrivera 150 ans plus tard à en couvrir les trois quarts. Cependant nos pères faisaient une distinction très nette entre la vigne muscat et la vigne rouge, la faveur allant à la première. 1790 : Puisserguier est rattaché au diocèse de Montpellier et ne dépend plus alors de l'archevêché de Narbonne.
XIXème Siècle Le XIXème siècle voit se poursuivre l'expansion économique : une mer de vignes envahit toute la plaine et les vignobles à haut rendement permettent, à partir de 1853, de vendre le vin du Midi dans toute la France, grâce au développement du chemin de fer. La viticulture enrichit une foule de petits propriétaires, malgré quelques crises comme celle du phylloxéra dans les années 1870 ou celle de la mévente du vin et de la surproduction en 1907. Quelques mesures permettent d'améliorer la situation, mais le problème de la surproduction subsiste au XXème siècle.
Époque contemporaine1885 : Érection d'une statue représentant Marianne et les Droits de l'Homme à l'extrêmité de l'esplanade.
Histoire récente1984 : Victoire du club de rugby local (alors appelé l'Association Sportive Puisserguiéraine) en finale du championnat du Languedoc et défaite en demi-finale du Championnat de France. 1996 : Inondations meurtrières en janvier Le mois de décembre 1995 a été particulièrement pluvieux, avec de nombreux épisodes cévenols de fortes pluies. Les cours d'eau ont débordé, notamment l'Orb à Béziers dans le quartier du Faubourg. Le mois de janvier 1996 est lui aussi extrêmement arrosé, surtout entre le 21 et le 29 du mois, dans l'Ouest du département de l'Hérault. Les sols sont saturés d'eau et ne peuvent plus absorber le trop-plein de précipitations. Dans l'Ouest du département de l'Hérault, en fin de journée, le 28 janvier 1996 éclate une intense activité orageuse (avec des masses pluvieuses formées au-dessus du Golfe du Lion, en mer Méditerranée). Cet orage très violent se poursuivra dans la nuit du 28 au 29, avec de forts cumuls de précipitations (plus de 200 mm d'eau tombent sur Puisserguier !). Dans le village, l'électricité est coupée durant une grande partie de la nuit. Le ruissellement est alors extrêmement important, les sols gorgés d'eau depuis plus d'un mois ne pouvant plus absorber l'eau. Une énorme coulée de boue et d'eau se forme en amont du village, sur les versants de la colline de Saint-Christophe. La coulée de boue traverse alors soudainement le village, coupant la RN112, et empruntant les rues du village pour rejoindre le ruisseau de Savignol et le Lirou, affluent de l'Orb. Il y a 4 victimes (dont deux enfants). Les dégats sont considérables : l'école primaire est dévastée, des commerces et des habitations inondés et remplis de boue, des dizaines de véhicules emportés et entassés ça et là, des vignes arrachées par le courant, les caravanes et les manèges de la fête foraine détruits, les rues défoncées (dans certaines rues l'eau a dépassé 2,5 mètres de hauteur !)... Il faudra plusieurs semaines pour remettre le village en état, avec le renfort de nombreux bénévoles. Le lundi suivant, le village reçoit la visite de nombreux élus : Alain Juppé, alors premier ministre, Jean-Louis Debré et Bernard Nayral venus soutenir la population et le maire du village, Mme. Francine Sénégas. Le village reçoit aussi le renfort de la sécurité civile et de nombreux pompiers. Depuis cette date, de nombreux travaux d'aménagement contre les inondations ont été accomplis. 1998 : Le 3 octobre, inauguration de la nouvelle école primaire, école Font-Claire, située à l'extérieur du village, près de la RN112, en direction de Béziers. L'ancienne école primaire a été dévastée lors des inondations de 1996 (en attendant la nouvelle école, les élèves du village étaient scolarisés au collège Paul Bert de Capestang). 2001 : Naissance d'un club de football à Puisserguier, né de la fusion avec un village voisin, Creissan, le Sporting-Olympique-Creissan-Puisserguier, aujourd'hui devenu ASSO 34. 2005 : Naissance du club de rugby de l'A.B.B.XV, Avenir Bleu et Blanc. 2006 : La M.J.C. de Puisserguier fête ses 40 années d'existence. 2006 : Inauguration de la nouvelle maison de retraite Lou Castellas.
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| Dernière mise à jour : ( 18-12-2009 ) |